Soutien dans un orphelinat au Cambodge 

 

Novembre 2009

 

Anne Laure Harlepp - Fives Nordon

 

Anne Laure Harlepp, Directeur des Achats chez Fives Nordon, a utilisé ses congés payés pour partir en mission au Cambodge, apporter son aide dans un orphelinat de Phnom Penh.

« J’étais depuis longtemps attirée par l’humanitaire mais ma seule expérience de bénévole à la Croix Rouge remontait à mes années de lycée. Les partenariats mis en place par le groupe Fives m’ont offert une occasion rêvée : partir dans une région où j’ai beaucoup voyagé étant enfant, l’Asie, apporter mon aide à une population locale.

 

 

 

 

 

 

J’ai ainsi passé deux semaines à Phnom Penh, capitale du Cambodge, dans un orphelinat chrétien qui recueille une vingtaine de jeunes enfants, âgés de 6 mois à 5 ans, tous atteints d’un handicap mental ou physique. Pour moi qui n’avais aucune expérience des enfants, ce fut un peu la panique à l’annonce de cette particularité, mais dès ma première visite, tout s’est enchainé : quand trois petits se précipitent vers vous et demandent à être pris dans les bras, tout devient naturel.

 

Je me suis pourtant sentie démunie au début, ne sachant pas toujours comment m’y prendre avec des enfants lourdement handicapés qui s’automutilent ou pour ne pas avoir vu, par exemple, que la petite fille à qui je tentais de donner à boire était atteinte d’un bec de lièvre sur le palais. Il faut éviter de se poser trop de questions, arrêter d’intellectualiser, juste être dans l’action.

 

 

 

 

 

Les tâches quotidiennes étaient essentiellement consacrées à la distribution des repas, 5 par jours, entrecoupés par des séances de jeux, mais toujours à l’intérieur de l’orphelinat, sans cour ni jardin. Certains enfants passent donc leur journée sur le balcon, seul moyen d’observer le monde extérieur. Et pourtant, encadrés par des Sœurs, du personnel et des volontaires, souvent français, ces enfants sont toujours propres, bien nourris, et plutôt mieux traités qu’ailleurs.

 

 

Cette expérience, malgré tout très violente, m’a permis de mesurer la chance qui est la nôtre ; on apprend très vite à relativiser et à apprécier les choses à leur juste valeur.

Près de 6 mois après mon retour, je suis encore ébranlée par le souvenir de ces enfants, mais je rêve de réitérer l’expérience. De donner un peu plus de mon temps, de ma personne. J’étais partie pour donner mais c’est surtout moi qui ai reçu. »

 

 

 

 

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